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Tout sur les panneaux rayonnants

Depuis le milieu des années 2000, les panneaux rayonnants se sont largement diffusés chez les particuliers. Aussi simples à installer qu'un convecteur, ils procurent une sensation de chaleur comparable à celle du soleil, et leur aspect plat s'intègre facilement dans un intérieur.

Rayonnement et convection : deux physiques

Un convecteur chauffe l'air, qui monte, circule et redescend refroidi. La chaleur se stratifie — chaude au plafond, froide au sol — l'air s'assèche et la poussière est brassée.

Un panneau rayonnant chauffe une plaque, laquelle émet un rayonnement infrarouge absorbé par les objets, les murs et les personnes qu'il atteint. L'air n'est chauffé qu'indirectement, par contact avec ces surfaces.

diffusion de la chaleur

La conséquence est directement perceptible : on ressent la chaleur avant que la pièce entière ne soit chaude, comme au soleil derrière une vitre en hiver. C'est ce qui fait le confort de ces appareils, et cela permet de tenir une température d'air légèrement inférieure à confort égal.

Ce qu'ils font bien

La montée en température est rapide, la sensation immédiate, et la stratification moindre qu'avec un convecteur. Dans une pièce à occupation intermittente — salle de bains, bureau, chambre d'amis — c'est un avantage réel.

Ils conviennent aussi aux pièces de grand volume ou à plafond haut, où la convection perd son efficacité, et aux lieux où l'on veut chauffer une zone plutôt qu'un volume.

Leurs limites

Ils n'ont aucune inertie : dès l'arrêt, la température retombe. Ils sont sensibles aux ouvertures de porte, et leur rayonnement ne traverse pas les obstacles — un panneau derrière un canapé chauffe le canapé.

Et surtout, ils restent du chauffage électrique direct : leur rendement au compteur est de cent pour cent, ce qui est un plancher et non un exploit. Une pompe à chaleur restitue trois à quatre kilowattheures pour un consommé.

Le radiateur à inertie, avec son cœur de chauffe qui accumule et restitue lentement, offre à ce titre un meilleur compromis dans une pièce occupée en continu — la température y est plus stable et la consommation moindre à confort égal.

Dimensionner et placer

L'ordre de grandeur usuel est de 70 à 100 watts par mètre carré dans un logement correctement isolé — davantage dans une passoire, mais dans ce cas l'isolation passe avant l'appareil.

Mieux vaut deux appareils modestes qu'un seul très puissant : la répartition évite les zones froides et permet de moduler pièce par pièce. Le placement compte autant : sous une fenêtre, l'appareil contrarie la descente d'air froid le long du vitrage ; face à la zone occupée, il rayonne où il faut.

Le pilotage, où se trouve l'économie

régulationC'est le poste le plus rentable de tous. Un thermostat programmable par pièce, un abaissement pendant les absences et la nuit, une consigne réaliste : chaque degré de moins représente environ 7 % de consommation en moins.

Dix-neuf degrés dans les pièces de vie, dix-sept dans les chambres, seize dans une pièce inoccupée. Les appareils récents intègrent une détection d'ouverture de fenêtre et une détection de présence — utiles à condition d'être paramétrées, ce qu'elles ne sont pas à la sortie d'usine.

Avant l'appareil, l'enveloppe

optimiser

Mieux se chauffer est devenu un enjeu individuel et collectif, et aucune question de chauffage ne se traite correctement sans une isolation sérieuse : sans elle, la chaleur produite s'échappe aussi vite qu'elle est produite.

L'ordre est constant : isoler les combles, traiter les fuites d'air, ventiler correctement, puis choisir l'émetteur — et le dimensionner après les travaux, pas avant.

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